Manouches

Manouches
Les Manouches

Les Manouches (et leurs cousins les Sinti), ne se distinguent guère que par la moustache -ou bien encore la petite barbiche caractéristique- qu'arborent la plupart des hommes. Les plus pauvres sont vanniers, et ont conservé les roulottes à chevaux ; les autres sont marchands forains ou récupérateurs de ferraille. Les Manouches ont longtemps séjourné en Allemagne et portent des noms germaniques (ex : Django Rheinhardt) ; les Sinfi conservent la marque de leur passage dans le Piémont (ex : la famille Bouglione). Tous ont une véritable passion pour la musique, et c'est parmi eux que se recrutent les virtuoses des célèbres orchestres 'tsiganes'.

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 17:53

Modifié le samedi 24 décembre 2005 09:12

Les mariages Manouche

Les mariages Manouche
Le mariage dans les familles manouches
Avant le mariage, les jeunes se fréquentent en cachette des parents. De préférence, les parents ne le savent pas ou font comme si c'était le cas. Seulement les amis ont connaissance que les jeunes sont ensemble.
Lorsque le couple se sent prêt, ils partent environ une semaine sans prévenitr la famille (l'accord des parents n'est donc pas sollicité). Ce sont les amis qui savent et qui seront chargés de l'annoncer aux parents (avec qui l'enfant est parti...) La préparation au départ se fait donc également en cachette. Avant de partir en couple, les jeunes se retrouvent avec leurs amis autour d'un verre.
Le départ est prévu par les membres du couple qui essaie de prévoir au maximum le retour pour pouvoir s'installer ensemble (acquisition d'une caravane si possible, d'un minimum d'argent...)

Le jour du mariage
Lorsque le couple revient, la célébration du mariage a lieu. Tout a déjà été préparé par la famille et les amis pour leur retour.
Bien souvent, les mariés se préparent à l'hôtel, en compagnie de leurs amis. une fois prêts, ils rentrent dans le lieu où se déroulera la fête, sur une musique qu'ils aiment. Ils retrouvent alors parents et beaux parents qui sont sur un podium et les attendent. Puis commencent les embrassades et bien souvent aussi les pleurs. Ce sont des larmes à la fois de joie, qui s'accompagnent également d'une certaine tristesse, car le mariage signifie que l'enfant part de la famille, qu'il devient autonome (acquisition d'une caravane...)
Les mariés commencent ensuite à danser tous les deux, puis petit à petit la piste de danse se trouve remplie. En effet, il n'y a pas seulement la famille et les proches des mariés qui sont présents, mais auissi des personnes qu'ils ne connaissent pas toujours. Il n'y a pas d'invitations qui sont faites à l'avance, donc, forcément beaucoup de monde est présent.
La fête se déroule alors en musique grâce à une sono ou encore grâce à des personnes qui jouent de la musique (guitare, violon,...)
Généralement, il n'y a pas de repas de prévu, car les mariés arrivent le soir (aux alentours des 22 heures). Cependant, quelques sandwichs sont prévus. Les frais occasionnés par le mariage sont partagés entre les deux familles (gâteaux, décoration, boissons... location de salle...)

# Posté le samedi 24 décembre 2005 08:22

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:18

La Musique Manouche

La Musique Manouche
Son plus grand représentant et véritable inventeur fut Django Reinhardt. La relève a tout d'abord été prise par ceux qui côtoyaient Django, c'est-à-dire entre autre la famille Ferret dont les représentants actuels sont Boulou Ferret et Elios Ferret. La musique manouche existait bien entendu avant Django; en effet Django a apporté le côté jazz à la musique manouche. La musique manouche existait avant Django, mais pas le jazz manouche. D'ailleurs les musiciens lui vouent un véritable culte, et cela se concrétise par un festival qui a lieu tous les ans à Samois-sur-Seine où l'on va même jouer sur la tombe de Django pour lui rendre hommage.

Le jazz manouche est revenu devant le grand public un peu avant le 50e anniversaire de la mort de Django (2003, Django est mort le 16 mai 1953) et on peut citer un certains nombre d'artistes qui se situent plus ou moins dans l'esprit du jazz manouche : Stochelo Rosenberg, Biréli Lagrène, Romane, Rafael Fays, Jimmy Rosenberg, Tchavolo Schmitt, Angelo Debarre, Boulou et Elios Ferret, Serge Krief, Dorado Schmitt, Christophe Lartilleux, Hervé Legeay, sans oublier Moreno, Tchocolo et bien d'autres. D'autres sont apparus plus tard tels que Sanseverino qui s'inspire du jazz manouche ou plutôt de la musique manouche (vu la trame harmonique de ses morceaux).

# Posté le samedi 24 décembre 2005 08:48

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:18

-Le Maître-Django Reinhardt

-Le Maître-Django Reinhardt
Il est un des plus grands guitaristes du monde.
Né en janvier 1910 en Belgique, c'est en observantles musiciens qu'il apprendra à jouer de la guitare avec une prodigieuse rapidité.
Lors de l'incendie de sa roulotte, en 1928, il va perdre en partie l'usage de sa main gauche.
Pendant ses 18 mois d'hospitalisation il entreprendra alors une extraordinaire rééducation. C'est cette mutilation qui lui permettra d'acquérir un style bien personnel et une virtuosité hors pair.

En 1931 il découvre le jazz. A partir de 1934 il forme un quintette avec Stéphane Grapelli et produit de nombreux disques. La guerre les séparera mais ils se retrouveront pour de nouveaux enregistrements et pour une carrière outre Atlantique.

En 1953 il décèdera d'une hémorragie cérébrale près de Fontainebleau où il s'était retiré.


Il demeure une référence incontournable du jazz.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 10:29

Modifié le mercredi 28 décembre 2005 13:46

Les Gens du voyages et préjugés

Les Gens du voyages et préjugés
Leurs traditions et modes de vie si différents des nôtres et la crainte qu'ils inspirent, nourrie de préjugés solidement ancrés rendent souvent difficile leur cohabitation avec les populations sédentaires.
Si on dénonce l'antisémitisme ou toute autre forme de racisme, on oublie toujours que ce sont les Tsiganes, les Gens du voyage qui, de toutes les victimes de discriminations, suscitent, et de loin, le rejet le plus large. A l' inventaire des préjugés, ils se trouvent largement en tête: la seule arrivée de gens du voyage dans une ville suscite les pires craintes pour la sécurité des biens et des personnes.
Et même si des éléments objectifs prouvent que la délinquance des gens du voyage ne présente pas un taux différent de celui de la population sédentaire, les tensions qui peuvent naître de leur présence se soldent trop souvent par l'intervention des élus et des agents de la force publique pour les chasser.
Les succès médiatiques de leurs musiciens, peintre ou poètes peuvent nous aider à mieux apprécier leurs valeurs culturelles si différentes des nôtres, mais ils ne masquent pas les difficultés qu'ils rencontrent en vivant quotidiennement leur tradition pluriséculaire du voyage. L'urbanisation galopante a peu à peu grignoté les espaces susceptibles de les accueillir et l'amélioration globale des conditions de vie des populations sédentaires a creusé un peu plus le fossé de l'incompréhension qui les sépare des voyageurs.

# Posté le samedi 24 décembre 2005 10:33