-La Loi-

-La Loi-
O Moskro tradel men

L e Maire nous fait partir, mais pour aller où et pour combien de temps ? La Loi se veut généreuse puisqu'elle permet aux nomades de nomadiser, mais laisse à la générosité des Maires, malgrè la loi Besson, de décider du lieu et de la durée du stationnement. Il suffit de quelques plaintes sans fondements d'ailleurs, pour que le petit morceau de terrain vague sur lequel se repose une famille soit immédiatement après leur départ confié aux soins du bulldozer.

" Allez sur la commune d'à coté. "

# Posté le samedi 24 décembre 2005 10:38

Recette Hérisson "Niglo"

Recette Hérisson "Niglo"
Pour un bon plat de "niglo"... il faut d'abord aller à la chasse. Et si vous avez la chance d'avoir avec vous un bon chien vous risquez d'en trouver...Supposons que vous avez attrapé un beau hérisson bien gras (la meilleure époque pour la chasse est : octobre et novembre) voici comment le préparer.
Tout d'abord il faut tuer le niglo car le chien ne fait que le capturer ! (on fait le coup du lapin)
1. Enlever les épines de l'animal. Prenez un couteau qui coupe très bien, attrapez le niglo par les pattes arrières et rasez-le.
2. Trempez le niglo dans de l'eau bouillante pour enlever le duvet qu'il a sous le ventre.
3. Pour enlever totalement les restes des épines passer le niglo dans les flammes quelques instants.
4. Coupez-le en deux en l'ouvrant par le dos. Sortez les tripes et nettoyez bien.
Pour la cuisson: D'abord faire bouillir le niglo dans l'eau.
Au bout de quelques minutes prendre un bol de bouillon: ajouter beaucoup d'ail et du persil., poivre, sel et pilez le tout.
Quand le hérisson est cuit, on le dépose sur un plat en le recouvrant de la sauce à l'aillé. On peut le déguster avec de bonnes pommes de terre bouillies. Bon appétit!

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 10:32

L'histoire des tziganes " Le voyage"

L'histoire des tziganes " Le voyage"
L'origine Indienne des Tsiganes a été déterminée dès la fin du XVIII° siècle par la langue. Elle a été corroborée par la chronique persane d'Hamza d'Ispahan, au milieu du X° siècle, qui fut reproduite et embellie, un demi-siècle plus tard par le poète Firdousi. D'après ces textes mi-historiques, mi-légendaires, quelques milliers de Tsiganes (appelés alors Zott, Rom ou Dom) auraient été envoyés par un roi de l'Inde à son cousin le roi de Perse pour exercer auprès de lui leur talent de musiciens.
Après un assez long séjour en Perse (l'Iran actuel) les Tsiganes poursuivent leur migration, divisés en deux branches: l'une se dirigea vers le sud-ouest jusqu'en Égypte; l'autre vers le nord-ouest par l'Arménie et les contreforts du Caucase. La Grèce les accueillit à partir du début du XIV° siècle. On les trouve aussi dans une contrée comparable au delta du Nil nommée "La Petite Égypte". C'est pourquoi, les Tsiganes furent souvent appelés en France "Égyptiens", en Espagne "Egitanos" puis "Gitanos", en Angleterre "Egypsies" puis "Gypsies".
Les longues guerres entre les Byzantins et les Turcs rendent leur condition très inconfortable, ils cherchent alors plus à l'ouest des terres plus tranquilles. Nouvelle migration vers: la Hongrie, l'Allemagne jusqu'à la Baltique, la Suisse. L'été 1419, les tribus apparurent sur le territoire de la France actuelle à Chatillon-sur-Chalaronne, dans la Bresse, à Maçon, à Sisteron. En 1427, à la Chapelle Saint-Denis aux portes de Paris.
Entre temps, en 1422, on avait vu des Tsiganes sur les routes d'Italie avec l'espoir d'obtenir du Pape des lettres de protection, d'une portée universelle, dont ils pourraient se prévaloir dans tout le monde chrétien.
Les Tsiganes fréquentèrent les Pays-Bas, de France ils descendirent en Espagne, se posant en pèlerins de Compostelle, atteignirent l'Andalousie dès qu'elle fut libérée de la domination arabe. Les voici bientôt au Portugal. Dans les premières années du XVI° siècle, ils apparurent en Écosse et en Angleterre... Des pays Balkaniques, des tribus remontèrent en Pologne, en Lithuanie, en Russie du Sud. Toute l'Europe ayant été sillonnée par ces infatigables voyageurs, ce fut le tour du Nouveau Monde. Ils ne s'y rendirent pas toujours de bon gré. Le Portugal, pour se débarrasser d'un certain nombre de Ciganos, les expédia au Brésil. Des gypsies, passagers de bateaux anglais, découvrirent les possessions britanniques d'Amérique du Nord, la Jamaïque, les Barbades, la Virginie. Quelques bohémiens participèrent à la colonisation de la Louisiane (un siècle plus tard, leurs descendants parlaient encore le français). Seul dans le monde entier, l'Extrême-Orient ne les attire que très exceptionnellement.
Au début, les Tsiganes bénéficiaient d'un accueil sympathique et d'une large hospitalité. Mais l'insistance à se faire entretenir lassa les bonnes volontés, les villes fermèrent leurs portes et les campagnes devinrent hostiles. Les Tsiganes “font peur”, aussi les a-t-on accusés de toutes sortes de maux. Des méfaits réels, principalement d'ordre alimentaire (la maraude), mais aussi le vol de chevaux, de larcins furtifs et même de crimes imaginaires comme l'enlèvement d'enfants. Ces accusations ne sont pas inspirées par du racisme, notion relativement récente. Il s'agit de l'incompréhension mutuelle entre le monde nomade et le monde sédentaire.
Les plaintes affluèrent et les gouvernements réagirent plus ou moins sévèrement.. D'abord la Suisse en 1471, puis l'Espagne en 1499, le Saint Empire Germanique en 1500, la France en 1539. Des actes furent signés par tous les états d'Europe. Il s'agit ou bien d'expulsion pure et simple, ou bien le plus souvent, de l'alternative: ou se sédentariser ou quitter le pays dans un certain délai. Ce qui montre qu'en général ce n'était pas le Tsigane qui était visé en tant que tel, mais le nomade. La peine la plus fréquente était celle de la galère, puis venaient la mort et la flagellation surtout en Allemagne. Aux Pays-Bas, de véritables battues ont été organisées au milieu du XIX° siècle.
Dans les anciennes provinces roumaines (Moldavie et Valachie), les Tsiganes furent réduits en esclavage depuis le milieu du XV° siècle jusqu'au milieu du XIX° siècle; non par mesure pénale, mais paradoxalement parce qu'on appréciait leur habileté en de multiples formes d'artisanat. Souvent lorsqu'on a essayé de sédentariser des tribus tsiganes, celle-ci ont préféré vendre à leurs voisins tout ce qu'on leur donnait et se sauver pour vivre sous la tente ou dans de pauvres huttes de boue et de feuillage.
En ROUSSILLON, les Gitans se sédentarisaient ou nomadisaient à leur guise.
Maquignons expérimentés, en relation avec les Gitans espagnols, ils fréquentèrent assidûment les foires comme celles de Nîmes et de Baucaire, se répandaient dans tout le Midi de la France. Un grand point d'attraction en Provence: les Saintes Maries de la Mer (en Camargue). Depuis le milieu du XIX° siècle, les Tsiganes se sont mêlés aux pèlerins qui vénèrent les reliques de Sainte Marie-Jacobé et Sainte Marie-Salomé. Ils y prient surtout Sainte Sara servante présumée des deux Maries.
Depuis le milieu du XIX° siècle se faufilèrent en France les sinti-piémontais, leur professions étaient celles du spectacle. Les arts du spectacle étaient également représentés par des Tsiganes musiciens des pays danubiens et de Russie. En 1867, un orchestre tsigane hongrois, avec violons, contrebasse et cymbalum, obtint un succès immense. Aux environs de 1900, des orchestres tsiganes hongrois se produisaient dans une quantité de cafés et restaurants. Ainsi grâce à la musique et aussi à la danse, les Tsiganes ont jouit d'un incomparable prestige. Citons les deux grands représentants de la musique tsigane: le Manouche Djengo Reinardt et le Gitan Manitas de Plata.
Le génocide tsigane: l'Allemagne s'était, depuis le XVI° siècle montrée particulièrement inhospitalière. Les Tsiganes n'étaient pas considérés comme des Aryens, mais comme un mélange de races inférieures et comme des asociaux. Enfin, ce fut “la solution finale”, les Tsiganes par milliers, hommes, femmes et enfants furent internés dans des camps de concentration. Marqués sur le pyjama rayé du triangle noir des asociaux, parfois d'un Z, tatoué sur l'avant bras d'un numéro matricule, ils vivaient dans une effroyable misère, destinés au fours crématoires, à moins d'être encore assez résistants pour pouvoir travailler.
D'après un texte de Fr de Vaux de Foletier
dans "Monde Gitan" N° spécial: Les Tsiganes

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 10:41

Modifié le mercredi 27 juin 2007 10:18

"Les pèlerinages "

"Les pèlerinages "
Les Manouches catholiques aiment fréquenter les pèlerinages, tandis que les évangélistes (une des branches du Protestantisme) affectionnent les "assemblées".
Il faut dire d'abord que les Tsiganes en arrivant en Europe ont pris la religion du pays où ils ont le plus vécu (Catholique, Protestante, Orthodoxe, Musulmane)
« SAINTE SARA »

C'est en 1448 qu'ont été découvertes, dans la crypte, les reliques des Saintes. Mais reste le mystère de Sara !... Elle est connue comme la Patronne des Gitans, mais elle n'est pas considérée comme telle par les autres groupes: Roms, Manouches, Sinti, Yéniches qui ne viennent au pèlerinage que depuis quelques décennies et ne manifestent pas le même empressement à son égard. Sara pose, pour les historiens, une énigme qui ne semble pas près d'être résolue.
LÉGENDES ?
La tradition provençale y voit la "servante", c'est-à-dire la "familière" des Saintes Maries en Palestine et leur compagne sur les bords du Rhône. Une tradition camarguaise voudrait qu'elle fût une gitane déjà installée sur ces rives et qui, la première aurait accueilli ici même, les exilés de Terre Sainte. Cette présentation ne manque pas de poésie, mais est-elle conforme à l'histoire qui ne signale pas la présence des Tsiganes et Gitans en France avant le XV° siècle ?
D'autres versions ont été également proposées: il s'agirait de Sara, l'Égyptienne, abbesse d'un grand couvent de Libye et fêtée par l'Église le 13 juillet. Ou encore d'une Sara qui figurerait dans un groupe de martyrs persans, avec deux Maries et une Marthe... et dont les reliques seraient parvenues jusqu'en Gaule. Enfin, un texte apocryphe, la lettre des Apôtres, remontant incontestablement au II° siècle, nous montre une Sara découvrant, avec Marthe et Marie, le tombeau vide et partant annoncer aux Apôtres la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Christ. En vérité, nul ne sait qui est Sainte Sara, ni comment son culte s'instaura aux Saintes Maries de la Mer où l'on venait la prier de très loin, avant la Révolution Française. La première mention de Sara se trouve dans un texte rédigé en 1521 dont le manuscrit se trouve à la bibliothèque d'Arles.
Les Gitans, eux, ne se posent pas tant de questions. Pour eux, elle est la Sainte que l'on vient prier et acclamer ! Leur manière de la vénérer, de la remercier, de lui demander son aide, c'est de revêtir sa statue d'un manteau et ce vêtement qu'elle a porté durant les fêtes devient, pour eux, lorsqu'ils le reprennent, une véritable relique.

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 10:52

Modifié le mercredi 28 décembre 2005 11:06

La scolarisation

La scolarisation
http://assoc.wanadoo.fr/aset.france

# Posté le mercredi 28 décembre 2005 10:59