Le second volet, celui de l'habitat, ne repose pour l'instant, comme on l'a vu à Arles, que sur la volonté locale, hors de tout financement adapté, sinon celui de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (dite loi Gayssot, votée le 13 décembre 2000 [6]), particulièrement en région parisienne. Pourtant, tous les schémas réalisés abordent la question des terrains familiaux et de l'habitat mixte. « C'est un nouveau plan de lutte contre les exclusions, explique-t-on au ministère du logement. Dans une phase de transition, les voyageurs doivent pouvoir se sédentariser afin d'accéder aux droits, à l'école, aux soins. Ce n'est pas une sédentarisation où on ne bouge plus, mais plutôt un port d'attache, un point d'ancrage géographique où on sait pouvoir venir en cas de besoin. Avoir un habitat, ce n'est pas arrêter le voyage. »
"Ceci est bien à envisager, certaines personnes sont contre le sédentarisme, d'accord, on comprend que le voyage exprime ouverte la liberté de pouvoir être ce que l'on est, mais ce n'est pas une raison de pas respecté le choix de vie des autres. Y'en as d'autres qui sont sédentaire depuis leur naissance et qui se plaignent pas, qui ont pris une bonne habitude est qui se sont bien absorbé au monde des gadjés. Parfois les sédentaires se révoltent, ils veulent voyagés, ben qu'ils le fassent rien ne l'est les retiens . . . "