Parler de la CULTURE d'un groupe est toujours très risqué : risque d'erreur, d'approximation, voire de caricature.
Le Voyage dans la tête
Le premier aspect, le plus évident, c'est précisement le «voyage». Ils ont, de fait, le voyage dans la peau, même lorsqu'ils ne peuvent se déplacer. Ce goût pour le voyage est révélateur de la liberté à laquelle ils sont très attachés ; liberté que, par ailleurs, ils paient très cher.
Primauté du groupe et de la famille
Le voyage ne se vit pas de manière individuelle et personnelle, c'est toute la famille qui se déplace et va de campement en campement. En effet, la famille, au sens large du terme, passe avant tout, et cela crée des solidarités très fortes : on ne touche pas à quelqu'un de son clan. Cette solidarité a ses propres limites, car elle peut à son tour engendrer des rivalités profondes et durables, des haines insurmontables. Cette société familiale est un monde hiérarchisé avec une place tout à fait prépondérante accordée au chef de famille.
Les enfants sont «sacrés». Souvent, ils ont une intelligence très vive et une réponse rapide. Dès leur jeune âge, ils sont habitués à se défendre contre de nombreuses agressions. Ils doivent devenir adultes et responsables très vite. Ils se marient selon leur droit coutumier, souvent très jeunes (16 ans pour les filles, 18 pour les garçons).
La maladie, la mort et le deuil prennent une place considérable dans la vie des individus et surtout du groupe. Ce sont des moments de grande souffrance, mais aussi de cohésion familiale très forte. On peut voir des gestes déroutants pour nous, comme brûler la caravane du défunt ou revendre le terrain.
Le Voyage dans la tête
Le premier aspect, le plus évident, c'est précisement le «voyage». Ils ont, de fait, le voyage dans la peau, même lorsqu'ils ne peuvent se déplacer. Ce goût pour le voyage est révélateur de la liberté à laquelle ils sont très attachés ; liberté que, par ailleurs, ils paient très cher.
Primauté du groupe et de la famille
Le voyage ne se vit pas de manière individuelle et personnelle, c'est toute la famille qui se déplace et va de campement en campement. En effet, la famille, au sens large du terme, passe avant tout, et cela crée des solidarités très fortes : on ne touche pas à quelqu'un de son clan. Cette solidarité a ses propres limites, car elle peut à son tour engendrer des rivalités profondes et durables, des haines insurmontables. Cette société familiale est un monde hiérarchisé avec une place tout à fait prépondérante accordée au chef de famille.
Les enfants sont «sacrés». Souvent, ils ont une intelligence très vive et une réponse rapide. Dès leur jeune âge, ils sont habitués à se défendre contre de nombreuses agressions. Ils doivent devenir adultes et responsables très vite. Ils se marient selon leur droit coutumier, souvent très jeunes (16 ans pour les filles, 18 pour les garçons).
La maladie, la mort et le deuil prennent une place considérable dans la vie des individus et surtout du groupe. Ce sont des moments de grande souffrance, mais aussi de cohésion familiale très forte. On peut voir des gestes déroutants pour nous, comme brûler la caravane du défunt ou revendre le terrain.
