A proximité de l'école, ou de l'hôpital lorsqu'il y a un malade. Sur un terrain qui ne soit pas insalubre. Le temps du trimestre scolaire, d'un travail ou d'un stage...
En France, une loi du 31 mai 1990 visant à la mise en oeuvre du droit au logement, dite Loi BESSON, contient un article consacré aux gens du voyage et qui impose de leur réserver des emplacements aménagés.
En effet, selon l'article 28 de cette loi :
«Un schéma départemental prévoit les conditions d'accueil spécifique des Gens du Voyage, en ce qui concerne le passage et le séjour, en y incluant les conditions de scolarisation des enfants et celles d'exercice d'activités économiques.
Toute commune de plus de 5 000 habitants prévoit les conditions de passage et de séjour des Gens du Voyage sur son territoire, par la réservation de terrains aménagés à cet effet.
Dès la réalisation de l'aire d'accueil (...) le maire ou les maires des communes qui se sont regroupés pour la réaliser pourront, par arrêté, interdire le stationnement des Gens du Voyage sur le reste du territoire communal».
S'il n'y a pas d'aire d'accueil répondant aux conditions de ce texte, le stationnement ne peut être interdit. Il peut seulement être limité dans le temps, mais pour une durée qui ne peut être inférieure à deux jours. Si certains lieux peuvent être exclus, il ne peut y avoir d'interdiction générale.
Les Gens du Voyage peuvent en tout cas s'arrêter sur les campings du moment qu'ils en paient le prix et respectent le règlement. Leur en refuser l'accès est une discrimination qui peut être poursuivie devant le tribunal correctionnel.
Mais les réalisations se font attendre. Les préjugés sont aussi tenaces dans l'administration que dans l'opinion publique. Le résultat en est que les gens du voyage ne sont toujours pas considérés comme des citoyens à part entière.
- Selon une enquête réalisée par le M.R.A.P. en 1994 et 1995 sur près de 2 000 communes de plus de 5 000 habitants, 18 % seulement avaient un terrain d'accueil. Début 1996 seulement 20 à 25 plans départementaux avaient été mis au point.
- Les pancartes «interdit aux nomades» se multiplient ainsi que les portiques qui barrent l'accès aux parkings.
- Beaucoup d'espaces réservés sont franchement incommodes, insalubres, jouxtent des dépôts d'ordures. D'autres, qui nous paraissent confortables, ignorent totalement que les voyageurs ne dorment jamais dans les bois ! Question de coutumes et de peurs ancestrales.
- Les 48 heures minimum prévues par la loi sont transformées en maximum dans les arrêtés municipaux.
- Des campings sont interdits sous des prétextes divers comme celui des caravanes à deux essieux.
En France, une loi du 31 mai 1990 visant à la mise en oeuvre du droit au logement, dite Loi BESSON, contient un article consacré aux gens du voyage et qui impose de leur réserver des emplacements aménagés.
En effet, selon l'article 28 de cette loi :
«Un schéma départemental prévoit les conditions d'accueil spécifique des Gens du Voyage, en ce qui concerne le passage et le séjour, en y incluant les conditions de scolarisation des enfants et celles d'exercice d'activités économiques.
Toute commune de plus de 5 000 habitants prévoit les conditions de passage et de séjour des Gens du Voyage sur son territoire, par la réservation de terrains aménagés à cet effet.
Dès la réalisation de l'aire d'accueil (...) le maire ou les maires des communes qui se sont regroupés pour la réaliser pourront, par arrêté, interdire le stationnement des Gens du Voyage sur le reste du territoire communal».
S'il n'y a pas d'aire d'accueil répondant aux conditions de ce texte, le stationnement ne peut être interdit. Il peut seulement être limité dans le temps, mais pour une durée qui ne peut être inférieure à deux jours. Si certains lieux peuvent être exclus, il ne peut y avoir d'interdiction générale.
Les Gens du Voyage peuvent en tout cas s'arrêter sur les campings du moment qu'ils en paient le prix et respectent le règlement. Leur en refuser l'accès est une discrimination qui peut être poursuivie devant le tribunal correctionnel.
Mais les réalisations se font attendre. Les préjugés sont aussi tenaces dans l'administration que dans l'opinion publique. Le résultat en est que les gens du voyage ne sont toujours pas considérés comme des citoyens à part entière.
- Selon une enquête réalisée par le M.R.A.P. en 1994 et 1995 sur près de 2 000 communes de plus de 5 000 habitants, 18 % seulement avaient un terrain d'accueil. Début 1996 seulement 20 à 25 plans départementaux avaient été mis au point.
- Les pancartes «interdit aux nomades» se multiplient ainsi que les portiques qui barrent l'accès aux parkings.
- Beaucoup d'espaces réservés sont franchement incommodes, insalubres, jouxtent des dépôts d'ordures. D'autres, qui nous paraissent confortables, ignorent totalement que les voyageurs ne dorment jamais dans les bois ! Question de coutumes et de peurs ancestrales.
- Les 48 heures minimum prévues par la loi sont transformées en maximum dans les arrêtés municipaux.
- Des campings sont interdits sous des prétextes divers comme celui des caravanes à deux essieux.

